HECTOR POULLET, PARRAIN DU REFUGE DU PAPILLON

Publié le par refugeguadeloupe.over-blog.com

Depuis le début de notre association, nous avons le soutien de notre parrain, Hector POULLET


Son talent et son coeur vivant sont bien connus en Guadeloupe et ailleurs

 

Nous te remercions Hector pour tout ce que tu fais pour la défense des humains, des animaux et des végétaux


Enseignant, spécialiste de la langue créole

Né en 1938 en Guadeloupe, Hector Poullet est l'un des pionniers de l'introduction de la langue créole dans le cursus scolaire. Professeur de mathématique, aujourd'hui à la retraite, il collabore à de nombreux ouvrages consacrés au créole, dont le Dictionnaire créole-français de Guadeloupe. Il milite pour la promotion de sa langue maternelle et pour l'instauration du bilinguisme dans la société guadeloupéenne.


- Le créole guadeloupéen sans peine
- Le créole guadeloupéen de poche
- Zakari : mil mo kréyol bokaz

 

 

 

Le Retour du Grand Monarque

 

Les Monarques sont papillons

De voyage !

Du Nord au Sud de notre Continent

Puis du Sud au Nord

Encore, et encore

Sur des milliers de kilomètres

Depuis toujours

Sans passeport

ni permis de séjour

ils traversent les frontières :

la génération

qui entreprend la migration

n’est pas celle

qui l’achève.

En ribambelles

joyeuses et multicolores

leurs vols ont toujours traversé l’Archipel

des terribles guerriers Caraïbes. 

L’ile Papillon était leur escale préférée.

Les enfants les voyant déambuler

chantaient  à tue-tête :

« Papiyon volé,, sé volé nou ka volé !

Papiyon volé, sé volé nou ka volé ! »

Et puis une saison ils nous ont boudés

L’ile Papillon n’était plus terre d’accueil,

ni terre d’asile, ni refuge :

notre végétation par avion arrosée

de pesticides !

d’insecticides !

d’herbicides de toutes sortes

sombrait

dans la stérilité

et la morosité

car les abeilles aussi avaient fui

les fleurs n’étaient plus fécondées

les fruits se faisaient rares.

Le Sphynx du Frangipanier lui-même

papillon Prince de la nuit

avait disparu pour cause de pollution.

Plus de chenilles

et donc plus de Pipirit

ni oncques oiseaux

si bien que les chasseurs en colère

n’ayant plus Perdrix rouge

ni Coucou-manioc à tirer

prirent pour cibles les petits voleurs !

L’ile Papillon sombrait dans la délinquance

la déliquescence,

la dégénérescence !

Et les règlements de compte

devinrent monnaie courante.

Jusqu’au jour où…

une femme

par la poésie habitée

songea à créer

« Le refuge du Papillon »

où nos amis les bêtes,

les plus démunis

les plus abandonnés de tous

pouvaient trouver refuge en cas de besoin.

Alors le Grand Monarque sut

qu’en terre de Guadeloupe il pouvait

désormais

revenir, car ici

par l’effet papillon gagnés

des amis des bêtes

en action

allaient prendre le relais

pour sauver le pays de la Sottise ambiante !

 

HECTOR POULLET

12 juin 2011

 

hector et patachou